Plein feu sur un partenaire

enduit à la chaux extérieur

Une nouvelle vie pour le collège de Lourdoueix

Le projet de restauration du Petit Séminaire

L’ancien collège de Lourdoueix Saint-Michel, qui représentait un concept nouveau dans l’éducation des jeunes à la fin du XIXè s., est en cours de restauration. Fondé en 1845, il comprend un ensemble de bâtiments intégrant une chapelle dont les onze verrières ont fait l’objet d’un inventaire   (https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM36002679).

Cette chapelle restaurée devient un centre culturel multifonction. Tandis que le corps principal est transformé en gîte de groupes.

 

Une entreprise spécialiste du patrimoine pour réaliser les travaux

Sur ce bâtiment qui est resté désaffecté depuis les années 70 environ, L’entreprise P.Ducrot est en charge des travaux de façades et de démolition de l’intérieur. Celui-ci faisant l’objet d’une refonte complète. À noter que peu d’interventions furent requises pour la toiture qui avait bien traversée le temps et donc jouée pleinement son rôle de mise hors d’eau de l’ouvrage.

 

Des surfaces d'un seul tenant

Ancien collège : des surfaces d’un seul tenant

La grande difficulté pour la restitution des enduits de façade réside dans le fait que les surfaces sont d’un seul tenant, sans la possibilité d’arrêter l’ouvrage sur une modénature. Le décroutage se fait donc sur une surface d’environ 150 m², soit environ 3 travées sur 3 niveaux. Pour assurer la mise en œuvre d’un enduit traditionnel à la chaux sans trace de reprise en cours d’ouvrage ou entre chaque phases de 150 m², l’entreprise a mis en place un système de pose par projection mécanique avec 2  machines le combiné du maçon de la société 3CM.

 

L’enduit traditionnel à la chaux

Le corps d’enduit est réalisé avec la chaux Tradical® Bâtir + un sable de carrière. L’enduit de finition lui se fait avec Tradical® PF 80 + un sable dont la courbe granulométrique est recomposé sur site pour disposer d’une courbe granulométrique parfaite, avec un mélange de sable de carrière 0/4 + un sable roulé alluvionnaire 0/2 légèrement teinté + une petite part de fine complété par une coloration Tradical® Premium Naturel spécifiquement définie pour ce chantier.

 

<img class="wp-image-14819 size-full" src="https://www.bcb-tradical.com/wp-content/uploads/2019/11/lourdoueix-02.jpg" alt="1ère tranche restaurée à la chaux aérienne » width= »787″ height= »487″ /> 1ère tranche restaurée à la chaux aérienne

Une application de l’enduit de chaux par projection machine avec un rendement optimisé    

Pour optimiser le temps chantier, chaque machine est positionnée de part et d’autre de la tranche de façade à enduire. Ainsi chaque équipe converge vers le centre du tronçon à réaliser pour converger en son centre. Les 7 personnes requises pour ce type d’opération, réalisent 150 m² par jour, soit 75 m² par équipe. Le principe de projection mécanique du corps d’enduit et de la finition à la chaux est réitéré sur l’ensemble de la construction.
Les façades de la chapelle sont enduites selon le même process pour former un tout homogène

 

enduit chaux aérienne pour la chapelle

enduit chaux aérienne pour la chapelle – Lourdoueix

 

Les abords du site ne sont pas oubliés et feront l’objet d’une deuxième campagne dédiée à leurs aménagements.

 

Fiche chantier

1/LIEU : Commune de Lourdoueix Saint-Michel (03),

2/MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de Lourdoueix Saint-Michel (dpt 36)

3/ENTREPRISE : sarl P Ducrot – 03600 Commentry – sarlducrot.com

4/APPLICATIONS : Enduits traditionnels à la chaux

  • Corps d’enduit : chaux Tradical® Bâtir + sable – mise en œuvre par projection mécanique
  • Enduit de finition : chaux Tradical® PF 80, application machine – mise en œuvre par projection mécanique

 

Crédits photos : BCB Tradical® et P. Ducrot

 

Pour tout contact :

BCB Tradical, votre expert dans la fabrication d’enduit chaux chanvre et en béton de chanvre

Maison béton de chanvre

La liberté de créer avec le béton de chanvre

C’est la 3è maison que réalise Nicolas Canton. Il nous relate ce chantier : contexte, proposition, son choix de construire en béton de chanvre, et ses pistes d’amélioration.

Intervention de Nicolas Canton lors de la 9ème Rencontre Tradical® qui se tenait à Bordeaux en Juin 2019,  restitué par BCB

 

Nicolas Canton (NC) : Il s’agit d’un projet de maison ossature bois + béton de chanvre, qui va être livré en Juillet/Septembre 2019. On en est actuellement au stade des finitions. C’est un projet réalisé avec Céline Finzinger architecte qui est basée dans le Lot. L’entreprise de maçonnerie qui a fait la projection du béton de Chanvre est celle de Quentin Benoit, Arpège Rénovation.

 

Le projet architectural

NC : On se situe en petite périphérie de Nérac, dans un contexte assez libre finalement. La cliente a le terrain le mieux orienté  et le mieux placé. Sa demande de départ : « me construire une villa moderne, blanche ». Elle nous avait montré des exemples de villas californiennes des années 80/90. De par le contexte, de par la demande, on était assez libre de proposer une architecture peu impactée par le contexte, pour une fois.

Il me tient à cœur de prouver qu’on peut développer une architecture écologique dotée d’une esthétique contemporaine. Alors qu’usuellement elle a été dans son esthétique et son contenu très connotée. Dans ce projet, on démontre que tout en assurant les performances énergétiques attendues, l’architecture écologique n’est pas incompatible avec une certaine liberté formelle.

 

Le contexte paysagé

NC : À l’est, non loin de l’implantation de la maison, on trouve quelques lacs artificiels qui ont une dizaine d’années. L’objectif est d’en intégrer la vue, et pour cela on a orienté la maison vers les lacs. Le bâti est en fond de parcelle, calé dans l’angle nord-ouest.

 

Programme du projet

NC : On a intégré dans le projet, un abri voiture et un local jardin. La maison est constitué d’un RDC qui est très rectangulaire, très simple parce qu’en Lot-et-Garonne, les sols sont argileux et limitent de fait au maximum la complexité des fondations pour essayer d’être économiquement viable.

L’étage lui est tourné pour offrir une vue vers lacs

Le programme de la maison était assez classique, conçu pour une personne seule avec une chambre d’ami à l’étage. Mais dans ma démarche d’architecte, du fait qu’on fait des maisons de plus en plus petites au regard du coût au m², j’essaye de jouer sur les volumes pout créer le sentiment qu’on vit dans un grand espace.

Ici, le RDC est scindé en 2 parties avec d’un côté le séjour, la cuisine et le salon/salle à manger. Le tout disposant de grandes baies vitrées à chaque fois. La partie plus privative comprenant la buanderie, les toilettes, la chambre de la cliente, et la salle de bain.

Dès qu’on entre dans la maison, on peut accéder à l’escalier qui monte à l’étage. Avec d’abord une chambre d’ami, puis une passerelle, qui créer justement un cheminement intérieur et la sensation de volume, on arrive au bout sur une mezzanine dont le cadrage donne sur les lacs.

 

Budget

NC : Le coût est toujours un point important. Sur ce projet-là, on est à 2000 € HT du m². Il faut toutefois préciser que la propriétaire a fait des choix de finitions ou de solutions haut de gamme sur certains points. Elle a opté pour des brise-soleils orientables, des douches en béton ciré, un poêle à granulés très haut de gamme…Cela impacte sur le budget global bien sûr.

À noter que pour la précédente maison ossature bois + béton de chanvre que j’ai réalisée, on était autour de 1850 € HT le m².

 

Pourquoi le béton de chanvre ?

NC : Je ne reviens pas sur toutes les qualités du Béton de chanvre (thermique, acoustique, hygrique), avec un véritable plus lorsque la finition intérieure est un enduit. Cette combinaison apporte une vrai confort en supprimant l’effet paroi froide. C’est ce qui contribue à la sensation de bien-être.

« Ce qui m’intéresse dans ce matériau chaux+chanvre, du point de vue architectural, c’est le fait que c’est la synthèse entre les avantages de la maçonnerie et de la construction bois ».

Qui dit construction bois, dit structure légère, bien isolée. On répond à la RT 2012 au niveau confort d’hiver, mais dans les faits, le confort d’été pose problème. La construction bois permet de construire rapidement, avec une structure légère.

Mais pas de réponse quand on est dans le sud avec les températures que l’on subit, du fait de son manque d’inertie. (Les canicules de Juillet/Août se sont invitées depuis, ndlr).

À l’inverse la maçonnerie bénéficie d’une forte inertie et est intéressante pour le confort d’été.

 

NC : Je pense que la RT 2012 pour les régions du sud a réglé le confort d’hiver, dès lors qu’on utilise des matériaux de qualité, mais l’enjeu maintenant est le confort d’été.

Donc le béton de chanvre avec l’ossature bois permet de combiner ces 2 aspects positifs et d’avoir à la fois une isolation qui est assez bonne et une inertie assez bonne.

On dispose de fait d’un fonctionnement de climatisation naturelle que j’obtiens communément avec des murs de moins de 30 cm d’épaisseur.

 

NC : Le deuxième point que je voulais évoquer concernant l’avantage de la synthèse entre le principe de l’ossature bois et de la « maçonnerie », l’ossature bois permet la préfabrication, ce que ne permet pas la maçonnerie, et donc une grande liberté structurelle à des coûts relativement réduits. Si on avait voulu faire la même chose avec de la maçonnerie cela aurait été très compliqué. 

La simplification du système constructif

NC : Le dernier point qui m’intéresse avec la combinaison ossature bois + béton de chanvre réside en la simplification du système constructif. Aujourd’hui dans les maisons dites conventionnelles, on se retrouve avec une multitude de couches : parement, vide techniques pour les réseaux, le frein vapeur, l’isolation avec la structure, le pare pluie, des lattes de ventilation, le bardage. Dans ces conditions, on multiplie les matériaux qui composent un ensemble dont on ne connait pas la durée de vie. On multiplie également les interventions de différents corps d’état sur les chantiers. Conséquence, on ne peut pas maîtriser réellement le planning chantier dont le phasage devient complexe ou très contraignant. Le béton de chanvre comparativement m’est apparu comme « rustique » c’est-à-dire, qu’avec on procède de manière très simple.

 

« Je suis attaché à l’idée de donner plusieurs fonctions à un même matériau plutôt que multiplier le nombre de matériaux dont on ne maîtrise pas le fonctionnement à long terme ».

 

Les différents atouts du béton de chanvre

NC : Dans le cas du béton de chanvre, les enduits intérieur et extérieur vont régler l’étanchéité à l’eau et  à l’air, tout en assurant le rôle de finition, en une seule mise en œuvre. Donc à priori on a une maison performante plus longtemps.

Avec le système béton de chanvre, on retrouve la valorisation des savoir-faire manuels des entreprises. Ce matériau permet des formes libres. Donc tout est à inventer, On retrouve la valeur du geste de l’artisan.

Autre aspect important pour moi qui ai une appétence pour les maisons à ossature bois, je constate que l’aspect bardage bois et son entretien sont des facteurs qui rebutent les clients. Ici on dispose d’une excellente finition avec les enduits à la chaux, ce qui lève ce type de barrière…

 

Technique de mise en œuvre

NC : Dans un projet précédent, j’ai utilisé différentes techniques. Pour une partie de l’ouvrage, l’ossature bois était déportée côté intérieur pour recevoir des panneaux hauteur d’étage, avec une projection du béton de chanvre par l’extérieur. Pour une autre partie de la maison, j’avais procédé à l’inverse avec une ossature déporté côté extérieur recevant des panneaux fibre de bois pour le contreventement et projection par l’intérieur avec un bardage en finition extérieure et un enduit en finition intérieure.

Ici, on a utilisé le principe de l’ossature noyée, parce que la cliente ne voulait pas de bardage bois.

Elle voulait des enduits chaux aérienne côtés extérieur et intérieur. Ce qui n’est pas sans difficulté au niveau coffrage.

 

Si on reprend le déroulé du chantier, on a :

  • Une fondation béton armé,
  • Le montage de la structure par le charpentier,
  • Une mise hors d’eau de la maison pour pouvoir placer tous les réseaux (interventions électricien et du plombier)
  • Dans les murs, pose anticipée des supports pour les éléments lourds.

J’ai d’ailleurs créé un mémo technique (qui a très bien fonctionné) pour les artisans, rappelant les règles de base sur les points à respecter pour la pose des gaines, le traitement des sorties à l’horizontale des gaines techniques, le recouvrement minimum par le béton de chanvre….

 

La projection du béton de chanvre

NC : Dans cette phase, la préparation du chantier pour la projection du BCT est essentielle. Plutôt que créer un coffrage qui aurait coûté très cher, on a utilisé le pare pluie comme coffrage. On a d’abord projeté coté intérieur, sur 20 cm. On a ensuite enlevé le pare pluie pour projeté côté extérieur les 8 cm restant sur le béton de chanvre posé précédemment. Cette technique nous a évité le temps du coffrage.

On est passé aux enduits de finition assez vite à l’extérieur. Hors d’eau et hors d’air, on a réalisé les cloisons et les plafonds avant de faire les finitions intérieures.

On a fini par le sol avec du béton de chanvre également sur la dalle de vide sanitaire. Étalé sur 10 cm en voie sèche.

En conclusion

NC : Il faut être très attentif, bien voir avec les artisans les changements d’habitude à gérer, surtout au niveau du charpentier. Pour les lots techniques, les modes opératoires consistent en de simples aménagements. Il faut bien réfléchir au calendrier en amont, et le mettre en place avec les artisans. A l’arrivée, on dispose d’un planning qui se rapproche de celui de la rénovation, pour la procédure des différentes étapes.

 

Aller vers la préfabrication

NC : En fait il faut aller au-delà des limites de cette mise en œuvre. Outre l’aspect préparation qui peut être important, on est tributaire des conditions météorologiques qui peuvent générer du retard. La gestion de l’humidité sur chantier est un paramètre non négligeable. Le tout peut être assez complexe. Sans parler du coût.

L’ensemble de ces aspects m’incite à aller vers la préfabrication : il n’y a pas de difficultés particulières à assembler les parois entre elles. La question pour moi, elle va se poser sur les finitions. Parce qu’on profite vraiment du confort généré par le béton de chanvre quand on est en enduit côté intérieur.

 

À suivre sur la prochaine maison…

 

Fiche Chantier

  • Lieu : Nérac (47600)
  • Maîtrise d’ouvrage : privée
  • Surface : 115 m²
  • Architectes
    • Nicola Canton architecte : Pichotte – 47600 Le Fréchou – mail : ncanton@hotmail.fr
    • Céline Finzinger : Le-Tiers-Lieu / 60 Bd. Aristide Briand / 46300 Gourdon – finzinger.com
  • Entreprise pour le béton de chanvre : Arpège Rénovation

 

Crédits photos
  • ©. Finzinger et N. Canton

 

Application

Béton de Chanvre Tradical® en application Mur avec Tradical® Thermo + Chanvribat®

  • Masse volumique 280 kg/m3
  • Ce couple chaux+chanvre est validé et conforme aux exigences performantielles des règles professionnelles d’exécution des ouvrages en béton de chanvre
  • Le béton de chanvre Tradical® Thermo+Chavribat® dispose d’un l certifié et d’un classement de réaction au feu B-s1, d0. Recouvert d’un enduit, la paroi globale est A1, (incombustible).
  • Chanvribat® est une chènevotte labellisée Granulat Chanvre Bâtiment
  • Tradical® Thermo est une chaux de classe FL A 3,5, conforme à la norme des chaux de construction NF EN 459

 

Pour aller plus loin

Frank de Barros, Conseiller technique Tradical®, tél : 06 71 93 81 32 / Mail : frank.de.barros@lhoist.com

isolation chaux chanvre préfabrication toiture

Nouvelle application préfabrication béton de chanvre : la toiture

Nous vous avions déjà présenté les réalisations de l’entreprise BURG dans le domaine du béton de chanvre. Toute l’expérience acquise lui a permis de se lancer dans une nouvelle application qui permet tout en conservant les qualités et caractéristiques du matériau, d’accéder à des rendements chantiers supérieurs : la PRÉFABRICATION béton de chanvre en toiture.

Dominique Burg, entreprise SEE BURG : Intervention lors de la 9è Rencontre Régionale Tradical® qui se tenait à Bordeaux le 19 Juin 2019

 

BCB : Pouvez-vous nous décrire votre structure ?

Dominique Burg : SEE Burg est une entreprise rurale au sein de laquelle nous avons développé de nombreuses compétences. De jeunes professionnels nous ont rejoint, ils sont bien formés, ils connaissent  les matériaux, le bâtiment, pour un effectif de  10 à 15 personnes. Avec 10 salariés en permanence sur le terrain, avec une activité intégrant le terrassement, la maçonnerie traditionnelle, la rénovation et les enduits. Notre capacité d’investissement, est réelle, notre entreprise existe depuis 30 ans et dispose de matériels qui fonctionnent quotidiennement : dont une centrale à béton mobile achetée il y a 20 ans pour faire du béton traditionnelle et maintenant utilisée à d’autre fin…

 

BCB : Qu’est-ce qui vous a amené au béton de chanvre tel que vous le pratiquez aujourd’hui ?

DB : Un chantier notamment. Il combinait la création d’un pigeonnier accolé à une ancienne grange à rénover. C’était il y a 5 ans, j’ai travaillé avec le cabinet d’architecte spécialisé dans l’éco-rénovation, avec ici la préoccupation de restaurer ce lieu dans le respect de tous les matériaux préexistants.

On avait trouvé la solution béton de chanvre, du liège, …pour la partie à rénover. Tout était extrêmement bien calculé et conçu, et quand on a construit le pigeonnier, on a eu beaucoup de mal à trouver une structure maçonnée qui soit cohérente avec ce qu’on faisait à côté.

Donc cela s’est finit avec des murs en brique, enduits à la chaux, du liège pour l’intérieur et avec une maçonnerie de pierre.

Cela convenait au client et à l’architecte. Ce qui ne me convenait pas trop. Car à côté on faisait toute l’isolation de la partie grange en chaux chanvre projeté machine et on avait des résultats extraordinaires dans le confort de l’habitat pour cette partie.

Cet aspect hétérogénéité des matériaux et solutions a été un des déclencheur de l’évolution vers plus de béton de chanvre. On en faisait déjà en projection, en enduit, mais ça c’est un des chantiers qui a fait vraiment comprendre à l’entreprise qu’il fallait également pouvoir construire en mettant le béton de chanvre dès le départ en structure.

 

BCB : D’où maintenant cette première pour la réalisation de cette toiture avec un système de préfabrication ?

DB : Oui, et il faut dire que c’est un ouvrage collectif. Une entreprise du bâtiment comme la nôtre ne peut pas être spécialisée sur tous les domaines. Donc qu’il s’agisse du BE, de l’architecte, du charpentier et du maçon, chacun est dans son rôle avec ses compétences. Et le domaine du béton de chanvre est en soi un métier complet. De fait, nous avons piloté le fonctionnement global pour tout ce qui était en lien avec le béton de chanvre.

Ici le charpentier nous a fait les calculs et la modélisation de la toiture par DAO. C’est lui qui en a la responsabilité et qui à ce titre a dessiné les panneaux, choisi les essences. Je lui ai précisé bien sûr ce qu’il me fallait pour faire le remplissage en béton de chanvre.

 

BCB : Pourquoi cet aspect « pilotage ?

DB : Un ouvrage en béton de chanvre demande une organisation rigoureuse des différents corps de métiers. Il faut préciser à l’électricien le type de pose des boîtiers, anticiper la mise en place des fluides…dans le but d’éviter toute phase ultérieure de reprise de l’ouvrage. Notre rôle consiste à (ré)apprendre à tous les corps d’état à travailler avec nous, par rapport à l’ouvrage béton de chanvre.

 

BCB : Quelles sont les phases de fabrication de panneaux préfabriqués avec remplissage en béton de chanvre

DB : La fabrication se déroule en atelier. Dans un premier temps, on a fabriqué les panneaux  dont nous avions précisés les gabarits au charpentier. Chevêtres de fenêtres de toit et de cheminées sont intégrées aux modules. Le préalable des formats est important, il nous assure une adéquation avec nos moyens de manutentions en atelier d’une part, et dans la phase acheminement sur site, des cotes compatibles avec le gabarit routier d’autre part.

La centrale à béton y a ensuite été installée pour supprimer toute perte de temps dans l’acheminement du mélange. L’accent a été porté également sur l’optimisation de la préparation du mélange et donc de l’approvisionnement des matières premières. Pour ce faire nous avons demandé aux industriels de la chaux et du chanvre de modifier les conditionnements. Nous avons pu disposer de chaux en bigbag et de chanvre en vrac en camion de 100 m3. Donc gain de temps pour la main d’œuvre et la gestion de déchets.

 

BCB : Vous semblez accorder un rôle essentiel à la centrale à béton mobile ?

DB : C’est un atout important dans notre démarche. Elle nous fait bénéficier d’un rendement de 30 m3 à l’heure, qui est bien supérieur à ce dont on dispose en projection mécanique. Elle nous assure également une qualité constante du béton de chanvre. Le temps de production du béton de chanvre est ainsi très réduit. Ici, ce sont les phases de déversement du produit, de réglage et de talochage qui demandent une attention de mise en œuvre. Le coulage des panneaux, composant une surface globale de 84 m², nous a pris une journée. L’ensemble génère un coût tout à fait intéressant. Et pas de perte de matière. 100% du mélange chaux chanvre est utilisé.

 

BCB : Quels avantages apporte la préfabrication toiture ?

DB : Par rapport à la météo : en extérieur, dans la période du chantier, on était entre 40 et 50°c, sur le toit, au soleil. La préfabrication béton de chanvre nous fait intervenir pour une bonne partie en atelier, à l’abri, et aucun risque lié au travail en hauteur. Nos salariés s’en portent beaucoup mieux. On limite grandement les risques chantiers puisqu’on œuvre au niveau du sol pour le remplissage des panneaux. Donc globalement, on se trouve dans les meilleurs conditions parce qu’on n’est pas lié au risque météo. Il y a un gain aussi au niveau qualité parce qu’on peut ajuster à tout moment les réglages produits. En étant dans de bonnes conditions, le résultat est meilleur.

 

BCB : Est-ce que transporter des grands formats pose problème ?

DB : Le gabarit des panneaux a été pensé dès le départ pour être adapté à nos moyens de transports et aux conditions de circulation standard. La logistique s’est faite en 2 livraisons avec des camions de 10 et 7 t, les 2 peu chargés. Les conducteurs étaient les poseurs. Le levage a été réalisé par grutage, les panneaux pesant  800 kg maxi. En tout, nous avons mis 1,5 journées pour mettre en place la toiture.

Si on avait alimenté le chantier en apportant les sacs de chaux et de chanvre, les machines de projection, en comptant les ouvriers qui se déplacent, le rapatriement du matériel et des matériaux, on aurait été dans une prestation toute autre !

Autre avantage de la préfabrication : intervenir en atelier permet un pré-séchage de l’ensemble. Et c’est essentiel. On transporte des panneaux plus légers. On évite ainsi la surcharge due à la présence de l’eau sur la structure porteuse (charpente et pré-murs).

 

BCB : Est-ce que poser une toiture préfabriquée en béton de chanvre implique la mise en place d’une charpente différente

DB : On a supprimé toutes les pannes, tous les arêtiers, donc la charpente est constituée de 2 fermes et d’un faîtage en lamellé-collé incorporé dans l’épaisseur des panneaux. Le système de jonction entre panneaux a été conçu par le charpentier. Ces mêmes panneaux reposant à leur extrémité sur les pré-murs du dernier niveau (section du bâtiment 11 x 5.5 m). On est dans une complète simplification de l’ouvrage lors de la conception.

On a même anticipé la mise en place d’une sous-face en volige qui tout en servant de fond de coffrage, est ajourée pour assurer un séchage continu du béton de chanvre. Quand on installe les panneaux préfabriqués, on pose à la suite les sous-tuiles. La sous-face ajourée préserve la qualité de séchage et sa rapidité. Donc on livre un ouvrage efficace à la réception du chantier.

 

BCB : Quid de l’esthétique de cette surface brut en sous-face ?

DB : Ce choix de faire une surface brut, outre sa fonction expliquée ci-avant tient aussi au fait que nous n’avons pas le souci de la détérioration lors de la livraison. De plus le maître d’ouvrage peut gérer la finition comme il le souhaite, y compris au niveau de l’électricité par exemple.

 

BCB : Qu’est-ce qui vous pousse à vous investir sur une telle démarche ?

DB : « On invente quasiment un métier, il faut disposer de solutions techniques, faire de la recherche, avoir de l’intuition.  Avec notre entreprise, on n’a pas de réponses à tout. On reste dans notre domaine, chacun son rôle. Mais ici on sait comment le matériau réagit et on maîtrise son comportement. C’est notre métier que de connaitre le comportement de la chaux et du chanvre, et de pouvoir le proposer à nos clients en alternative de construction ». 

Fiche chantier

  • Lieu : Tarn-et-Garonne
  • MOA : Privée
  • Entreprise : sarl SEE BURG – Saillagol – 82160 Saint Projet – burg-construction.com

 

Application

  • Toiture 4 pans réalisée en Béton de Chanvre application préfabrication toiture avec Tradical® Thermo pour 24 m3 de béton de chanvre
  • 14 panneaux de 1,5 x 3 m
  • Surface de la toiture : 80 m²

 

Pour aller plus loin

Pour tout contact

Frank de Barros, Conseiller technique Tradical®, tél 06 71 93 81 32, mail : frank.de.barros@lhoist.com

Habiter 2030

Le 1er prix du SOLAR DECATHLON pour l’équipe HABITER 2030

Tradical® faisait partie du challenge au travers de son enduit hygrothermique chanvre et chaux et de son Béton de Chanvre en application chape. Notre intervention s’est entre autre concrétisée au travers d’une formation à la mise en oeuvre de nos matériaux pour assurer toute l’autonomie nécessaire aux étudiants dans leur projet.

Solar Decathlon Europe 2019 demandait des réponses dans 10 domaines :

  1. Architecture
  2. Ingénierie et construction
  3. Efficience énergétique
  4. Communication et sensibilisation sociale
  5. Intégration du voisinage et impact
  6. Innovation et viabilité
  7. Accessibilité et durabilité
  8. Conditions de confort
  9. Fonctionnement de la maison
  10. Bilan énergétique

Pour découvrir les enjeux et les réponses apportées par la seule équipe française retenue : http://www.solar-h2030.fr/wp-content/uploads/2019/SDE2019-Livret%20d%C3%A9fi.pdf

 

 

Communiqué de Habiter 2030 :

Une équipe d’étudiants des Hauts-de-France remporte le Solar Decathlon Europe 2019 avec une maison à énergie positive.

Dimanche 28 juillet 2019, à Szentendre, près de Budapest, l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille, les Compagnons du Devoir et du Tour de France de Villeneuve d’Ascq, avec l’association Habiter 2030 ont remporté le Solar Decathlon Europe 2019.

Tradical pour Habiter 2030

Les lauréats fêtent leur victoire au Solar Decathlon 2019

Sur les dix épreuves de cette compétition académique internationale où des équipes pluridisciplinaires d’étudiants imaginent des prototypes d’habitat pour un avenir décarboné, H2030 s’est distinguée notamment sur trois critères : circularité et soutenabilité, intégration urbaine et impact, et le bilan énergétique.

 

L’équipe Habiter2030 s’est attaquée à la question des maisons de ville mitoyennes telle qu’il en existe environ sept cent mille dans la région des Hauts-de-France. Ces maisons généralement en brique, caractéristiques de l’époque industrielle, souvent mal isolées, nécessitent aujourd’hui une réhabilitation massive pour lutter activement contre le réchauffement climatique.

 

Pendant deux ans, deux cents étudiants, architectes, ingénieurs, designers, politistes et jeunes Compagnons ont construit une réplique des maisons de ville en optimisant sa construction d’un point de vue énergétique. Ils ont projeté une isolation privilégiant le sol et le toit avec des isolants écologiques à base de coton recyclé, dressé des enduits à base de chanvre, des rideaux pour moduler les espaces selon les usages et les saisons. Une serre permet d’agrandir la maison sur le jardin. Les ingénieurs des Mines de Douai, du FSA Béthune, de l’Ensiame de Valenciennes, de Centrale, des Arts et Métiers et de HEI à Lille ont équipé la maison de technologies sophistiquées. Durant les deux semaines de compétition, les panneaux solaires et thermiques ont produit plus d’électricité que la maison n’en a consommée. Les Compagnons du Devoir et du Tour de France ont partagé leurs savoir-faire avec les étudiants pour construire ce prototype à Villeneuve d’Ascq avant de le démonter, le faire voyager sur dix camions jusqu’à Budapest, et le remonter sur site pour la compétition. D’autres écoles et universités des Hauts de France tels que l’ESAD de Valenciennes, l’EDHEC, l’ESAAT, Sciences Po Lille et l’Université de Lille ont travaillé sur l’intégration sociale, urbaine et économique du projet.

Cette belle réussite n’aurait pas été possible sans le soutien de multiples partenaires nationaux et régionaux : collectivités, bailleurs sociaux, entreprises… L’équipe tient à les remercier aujourd’hui pour leur aide.

 

Cette victoire de l’équipe H2030 devant des écoles d’architecture européennes prestigieuses, comme TU Delft, de Bucarest, et de l’Université de Gand, vient souligner l’enjeu réel et l’impact de la proposition lilloise. Le chantier de la réhabilitation énergétique est un enjeu qui dépasse celui de la technique, c’est un vrai projet architectural, humain, un gisement d’emploi et de formation de tous les acteurs du bâtiment. Cette réussite collective souligne aussi le potentiel de compétences pour la troisième révolution industrielle dans la région. Les multiples partenaires de ce démonstrateur vont maintenant s’attacher à tirer tous les enseignements du prototype, développer la recherche et continuer l’expérimentation sur de véritables maisons pour les habitants qui souffrent de la précarité énergétique ! Ce sera le prochain défi humain, social, technique et architectural de l’association Habiter2030.

Tradical® pour Habiter 2030

Le projet Habiter 2030 – façade arrière

 

Contacts
  • François Andrieux, Directeur de l’école d’architecture et de paysage de Lille :
  • francois.andrieux@lille.archi.fr / + 33 6 32 84 49 83
  • Jocelyn Gac, directeur du Pôle Energie et Environnement pour les Compagnons du Devoir :
    • jgac@compagnons-du-devoir.com / + 33 6 07 13 27 49
    • Béatrice Auxent, présidente de l’association Habiter 2030 :
    • beatrice.auxent@nordnet.fr / + 33 6 80 15 35 58

 

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Ministère de la Culture, Région Hauts-de-France, ADEME, CCI Hauts-de-France, REV3, Ville de Lille, MEL, Plan Bâtiment Durable, Action Logement, Construir Acier.

Maisons&Cités Soginorpa, Les Manufactures Février – GEO PLC, EDF, SMABTP, Rotary, CEFF-EMIP, Loison, Briqueteries du Nord, Ingébois, Meurant, Flandres Échaffaudages, Simply Work, SIGA, Dickson, Le Relais-Métisse, BCNéoximo, Réseau Jade, Transports Capelle, Groupe Projex, Apave, Verdi, Forster, VMBuilding Solutions, Steico, Tradical®, Akterre, Loxam, Rothoblaas, Arcelor Mittal, Sider, Lorans, Viessmann, Legrand, Zehnder, Tectex, Isotiss, Canopée, Photowatt, OD2, GHM.

Union Régionale pour l’Habitat, FFB Hauts-de-France, FFB GMPV, FFB Nord-pas-de-calais, Fédération Nord SCOP BTP, Soreli – Fives Cail, La fabrique des quartiers, Soliha, Logifim, CROA Hauts-de-France,  Cd2e, La Chaire des explorateurs, Constructys.

 

Pour aller plus loin

Xavier Héron, Conseiller technique Tradical®, tél : 06 37 79 13 62 – mail : xavier.heron@lhoist.com

Promouvoir les biosourcés

Promouvoir le biosourcé pour développer un autre habitat

Benjamin Leroux apporte toutes ses connaissances des matériaux biosourcés à l’ensemble des acteurs de la construction et rénovation en Nvelle Aquitaine.

Benjamin Leroux, responsable développement ODEYS
Interview réalisé par BCB dans le cadre de la 9è Rencontre Régionale Tradical® qui se tenait à Bordeaux le 19 Juin 2019

 

BCB : Quel est votre parcours professionnel ?

BL : Je suis ingénieur diplômé de l’Ecole Centrale à Paris. J’ai commencé ma carrière dans le secteur de la construction conventionnelle, comme conducteur de travaux en entreprise générale en France dans des groupes familiaux, puis comme chef d’agence d’un bureau d’études de Maîtrise d’œuvre, OTH (maintenant EGIS ndlr)

 

BCB : Pourquoi cet engagement vis-à-vis du biosourcé en général ?

BL : Cela s’est fait au travers de mon expérience personnelle. J’ai acheté un vieux corps de ferme à rénover, et je me suis aperçu que les matériaux conventionnels n’étaient pas adaptés à la rénovation thermique de ce vieux bâtiment .

Je me suis documenté. Les livres « l’Isolation écologique » de Jean Pierre Oliva et « la Construction bioclimatique » qu’il a coécrit avec Samuel Courgey ont été les éléments déclencheurs.

Il y a eu un avant et un après lecture de ces livres.  Je me suis aperçu que malgré mon diplôme et mes 10 ans d’expérience je ne savais pas grand-chose

Suite à cela, j’ai suivi plusieurs formations pour m’engager dans le biosourcé.

 

BCB : Quelle leçon de vos lectures ?

BL : Concernant mon projet, que le béton de chanvre était le matériau le plus adapté à ce bâtiment ancien. Cette option retenue, j’ai cherché une entreprise pouvant réaliser ce type d’isolation en Normandie. Ma recherche étant infructueuse j’ai retenu une entreprise bretonne que dirigeaient Christophe Lubert et Gérard Lenain : SI2C qui faisait de l’isolation en béton de chanvre par projection.

 

BCB : Au-delà de votre chantier personnel, cette expérience a eu des conséquences positives…

BL : Christophe Lubert  et Gérard Lenain ne sont jamais venu faire de devis : ils m’ont pris sous leur aile pour le lancement de mon activité : Je me suis formé auprès d’eux et ai changé de métier pour fonder en 2009 ma propre structure, BatiEthic , spécialisée dans ce domaine des matériaux biosourcés. En 2010, avec Christophe et Gérard , nous avons mis au point un procédé de projection et une machine à projeter (Process Chanvre et ses deux machines, Désirée puis une version améliorée, la D2).

Pendant 5 ans, j’ai ainsi pu réaliser de nombreux chantiers de construction ou de rénovation requérant la mise en œuvre de béton de chanvre , comme les Habitats groupés Les Loges en Josas, l’immeuble R+5 de la rue Myrha à Paris, l’Arche des petites bêtes pour le parc de Thoiry, mais aussi beaucoup de rénovations et de constructions individuelles.

En 2014, j’ai dû fermer BatiEthic. Mon épouse et moi avons alors décidé de revoir nos priorités de vie et de partir vivre au Pays Basque. Je me suis réorienté vers le conseil. Je voulais que d’autres puissent profiter de mon expérience terrain. J’ai intégré le milieu associatif au sein du Cluster BATEKO puis en œuvrant pour le CREAHd devenu ODÉYS (regroupement du CREAHd et du cluster Eco habitat)

  

BCB : Quelles sont les missions que vous assumez au sein de ODEYS ?

BL : Basé à Anglet, je suis référent du cluster pour les dépts 64 et 40. Je suis un des référents techniques pour les matériaux biosourcés et plus spécialement le béton de chanvre .

 

BCB : Quels sont les objectifs d’ODEYS ?

BL : Les objectifs de ODEYS sont multiples : animation de réseau, information, échanges, accompagnement de projets, montée en compétences. Notre premier financeur est la région.

 

BCB : Qui peut adhérer à ODEYS ?

BL : ODEYS compte actuellement 400 adhérents parmi tous les acteurs de la filière : des architectes comme Dumont Legrand, des bureaux d’études, des fabricants comme BCB, des structures de recherche comme Nobatek ou TIPEE, des artisans, et plus généralement tous les acteurs de la construction.

Nous sommes 14 permanents répartis sur 5 antennes : Limoges, Poitiers, La Rochelle, Bordeaux et Anglet.

 

BCB : Que pensez-vous de l’avenir du biosourcé ?

BL : Je crois et j’espère que c’est l’avenir de la construction, même si la route est encore longue.

Il est important de souligner que la région s’intéresse au sujet du biosourcé et à la filière chanvre en particulier. Elle sera peut-être amenée à la soutenir comme elle soutient le développement de la filière paille.

Avec la future réglementation environnemental 2020, la filière chanvre a une vraie carte à jouer, c’est une opportunité à ne pas rater

Pour tout contact

Benjamin Leroux, Odéys, mail : b.leroux@creahd.com

Frank de Barros, Conseiller technique Tradical®, tél 06 71 93 81 32 , mail : frank.de.barros@lhoist.com

 

BCB Tradical, votre expert en enduit à la chaux et en béton de chanvre

enduit à la chaux

Rénovation à la chaux au cœur de Nantes

Dans le quartier Guisthau

Pour cette rénovation en plein cœur de Nantes, au 22 rue Harouys, nous avons été contactés par Mr Delsol pour un ravalement de façades de pierre calcaire. Sur cette opération sont intervenues : l’entreprise Bonnel Loire Océan pour la rénovation de la façade principale, Blondy couverture et Vivien Cyril, le ferronnier.
Pour notre part nous avons traité le mur pignon de cet édifice.

  • Entreprise  Sud Loire Projection
  • Interview d’Anthony Joubert le 15 10 2018 : BCB Tradical®

Recherche de teinte avec les sables locaux

Le bâtiment était suivi par l’UDAP 44 et en toute logique, son ABF nous a fait une demande d’échantillonnage. Le 1er essai a été jugé trop blanc, donc on l’a modifié en incorporant un sable jaune de Palvadeau (44), dans la proportion de 1 seau de sable jaune pour 4 seaux de Teillé (44) blanc. Formulation validée.

 

Les premiers temps sur le chantier

Au départ, nous avons tout décrouté. Nous avons utilisé une machine à vapeur pour dépoussiérer le support et dégarnir les joints. Ponctuellement, sur les parties de supports hétérogènes, nous avons posé un grillage galvanisé.

 

Réglage des dosages et de la machine

Le mur pignon fait 15 m de haut. Nous n’avions pas d’expérience préalable avec le passage machine d’un enduit traditionnel à la chaux. Mais cela s’est bien déroulé. Avec un réglage de jaquette courte, c’était parfait. Au départ nous étions surdosé en sable, puis nous nous sommes finalement calé par rapport aux indications de la documentation, avec l’aide de Franck Codet, conseiller technique Tradical®. Avec 5 seaux pleins au lieu des 6 initiaux. Sur le chantier nous disposions d’une longueur de tuyau de 30 m, et tout est passé correctement.

 

Le pignon

Il fait 140 m² mais possède un pan coupé permettant un partage vertical 2/3 1/3 qui nous a facilité la tâche ; Le dégrossi s’est fait en 2 journées, de même pour l’enduit de finition.

La contrainte d’un mur pignon étant de faire l’ouvrage en continu pour livrer une esthétique sans trace de reprise. Ce type d’exercice ne peut se faire qu’en application mécanique. En mise en œuvre manuelle, on aurait dû intervenir en plusieurs fois, générant alors des traces de reprises, même en prenant toutes les précautions d’usages.

Il est certain que la démarche de l’ABF oriente davantage les interventions vers une mise en œuvre manuelle, mais pour ce chantier, nous avons pu choisir le type de chaux et le mode opératoire.

 

Application machine

Nous avons fait le dégrossi avant l’été, puis repris en Septembre

Pour la FINITION, nous étions 5 à la manœuvre. 1 machiniste pour guider l’opération et notamment gérer le mortier (Tradical® PF 80 + sable) dans le tuyau pour éviter tout blocage. une personne à la lance, une autre pour dresser à l’avancement et 2 personnes qui suivaient pour lisser et talocher toujours à l’avancement.

Pour le DÉGROSSI, Tradical® Bâtir + sable nous n’étions que 4 intervenants. Dans cette phase, on dresse l’enduit, on tire la surface à la règle et on gratte pour donner une accroche mécanique à la future couche de finition.

 

Préparation des interventions

Bien sûr avant chaque phase, nous avons réhumidifié le support la veille et le matin même.

 

Astuce

L’échafaudage était posé avec des potences d’appui. Pour livrer un enduit parfaitement fini, lorsque nous démontions l’échafaudage au niveau des platines, nous avons volontairement fait une délimitation claire et propre de l’emplacement. Nous avons ainsi livré un rendu sans trace de reprise qui, quel que soit le niveau de soin apporté, sont toujours disgracieuses.

 

La façade principale

Elle a été traitée par l’entreprise Bonnel Loire Océan, avec dépose des lucarnes, des châssis, réfection des cheminées. Passage du chemin de fer sur les pierres. Remplacement des pierres détériorées et rejointoiement complet avec la chaux de terroir Batidol® qui est une chaux régionale classiquement employée en restauration du patrimoine.

À l’arrivée la façade principale et  le mur pignon sont éclatants et bénéficient de la très grande luminosité des chaux employées

joint à la chaux Batidol

Fiche chantier chaux

  • MOA : privée, représentée par Mr Fabrice Delsol
  • Lieu : 22 rue Harouys. Nantes (44),

 

Les acteurs du chantier

  • Restauration de la Façades principale en pierre : Bonnel Loire Ocean | contact Martin Bonnel | 95 quai Emile COMERAIS – Z.I. de la Loire – 44800 Saint-Herblain | www.bonnelloireocean.com/contact
  • Restauration du mur pignon : Entreprise  Sud Loire Projection | Anthony Joubert | 35 Rte du Vignoble – BP 7 – 44330 La Chapelle Heulin  | Tel: 02.40.06.76.30 | www.joubert-facade.com
  • Couverture : Blondy couverture | 2 Rue Antoine Laurent de Lavoisier – 44980 Sainte Luce-sur-Loire | Tél : 02 40 25 62 64 | www.blondy-couverture.fr/

 

Solutions techniques

1/Enduit traditionnel à la chaux sur le mur pignon

  • Sous-enduit Tradical® Bâtir + sable selon le dosage application machine
  • Tradical® Bâtir est une chaux de classe FL A 3.5 conforme à la norme européenne des chaux de construction NF EN 459

 

2/Enduit traditionnel de finition à la chaux

  • Tradical® PF 80 + sable suivant dosage application machine
  • Tradical® PF 80 est une chaux de classe FL A 2 conforme à la norme européenne des chaux de construction NF EN 459

 

Portrait d’Anthony Joubert

→ Une immersion bâtiment et un parcours primé

Votre contact pour aller plus loin :

Franck Codet, conseiller technique Tradical®, tél 06 40 15 20 76 | franck.codet@lhoist.com

Anthony Joubert rénovation à la chaux

Paroles de Pro/4 : Anthony Joubert 

Une immersion bâtiment et un parcours primé

Anthony Joubert a un parcours bâtiment riche d’expériences. Fils d’artisan, il fait l’apprentissage des chantiers pendant ses vacances scolaires et suit un cursus IUT Génie Civil jusqu’à la licence. Suite à une période de stage au Pays de Galle, il intègre Spie batigolles où il est en charge de programmes de réhabilitation en site occupé (150 appartements). Il œuvre également sur l’ile de Jersey pour de la rénovation, ici en front de mer (153 logements). Et toujours à la tête d’équipes pluridisciplinaires.

Sur cette période, Anthony Joubert a reçu la médaille d’or en tant que Manager of the Year 2008, prix décerné par le CIOB (Chartered Institute of Building).

 

Changement de direction pour développer une activité bâtiment en nom propre.

J’ai repris à cette date l’entreprise familiale forte de 10 salariés.

Depuis, j’ai positionné notre activité sur 3 domaines au travers de 3 sociétés en synergie :

  • Une activité dédiée Isolation Thermique par l’Extérieur et peinture
  • Une seconde orientée Enduits de Construction/ Rénovation
  • Et une troisième réservée à la distribution de produits et solutions bâtiment, avec notamment la distribution/location de machines à vapeur pour nettoyer les façades des Monuments Historiques ou patrimoniales. Le procédé permet d’adapter la pression à la dureté de la pierre pour des interventions très respectueuses des matériaux en place. Dans le portefeuille de cette entité d’autres exclusivités sont disponibles, amenant l’entreprise à s’établir dans un nouveau bâtiment de 1000 m².

 

Une volonté d’excellence

Notre démarche : nous voulons rester des spécialistes, quelques soient les domaines dans lesquels nous nous développons. Nous pouvons répondre aux spécificités de la restauration du patrimoine avec des solutions en phase avec les demandes des Udap. Et dans ce cadre, cela fait 10 ans que l’on s’est remis à faire du mélange chantier. Dans cette logique, je réponds ponctuellement à des projets béton de chanvre et enduit de chanvre, d’ailleurs je mets également en œuvre des solutions liège.

 

Fournir des solutions pour lever les obstacles et valoriser les résultats

Nous sommes toujours à la recherche du mieux, autant au niveau produits que démarches pour valoriser notre expertise, faciliter l’aspect budget de nos clients, et être en phase avec ce qui porte le marché.

Nous partîmes à 10, nous sommes 25 salariés actuellement.

 

Entreprise Sud Loire Projection | Anthony Joubert | 35 Rte du Vignoble – BP 7 – 44330 La Chapelle Heulin  | Tel: 02.40.06.76.30 | www.joubert-facade.com

 

Référence chantier

→ Rénovation au cœur de Nantes

Votre contact pour aller plus loin :

Franck Codet, conseiller technique Tradical®, tél 06 40 15 20 76 | franck.codet@lhoist.com

Yves Perret architecte

Paroles d’architectes : Yves Perret, construire et nourrir l’imaginaire

Yves Perret architecte a présenté le projet de La Maison de La Nature à La Garde (83-FR) et sa démarche aux journalistes présents pour la visite de presse organisée en Mars 2019 sur le site même de l’ouvrage et du parc Naturel dont la reconfiguration est également presque achevée.

Pour passer aux actes d’une société écologique

Yves Perret : «Nous savons que les arguments rationnels et logiques ne suffisent pas pour passer aux actes d’une société écologique (Aujourd’hui, chacun, sauf Trump,  sait intellectuellement que poursuivre sans rien changer nous met dans le mur à assez court terme). Nous savons qu’il faut patiemment construire et nourrir l’imaginaire de cette société à construire…Il ne s’agit pas de sauver la planète qui nous survivra quoi qu’il arrive et saura redéployer  sans nous ses systèmes d’auto-régulation plus que millénaires (milliards d’années) , il s’agit de nous sauver de nous-mêmes en redynamisant le vivant que nous martyrisons de nos conceptions et actions..

 

Y Perret Philosophie

Y Perret Philosophie 1

Cristallisation collective

Nous savons tout ça depuis longtemps et par bien plus savants que moi :

Le Club de Rome, Yvan Illich, René Dubos, le verre d’eau de Dumont à la télévision, Edgar Morin, Michel Serres, André Gorz, Hubert Reeves….le GIEC…les écolos de tous poils…des minorités agissantes de Pierre Rabhi à Cantercel… , des groupes en Transition à certains services officiels….des Sels aux groupes participatifs, des anti-nucléaires aux associations de protection de la nature (FRAPNA, LPO…) tout un tas de gens dont la cristallisation collective est sans doute imminente….

La revivification de ce site et les bâtiments qu’il porte alimentent ce mouvement-là.

Il y a 35 ans, ces questions n’étaient pas portées par la puissance publique (on déclenchait l’hilarité) : aujourd’hui et de plus en plus, elles le sont (c’est encore dans les marges de l’action publique mais c’est là : bel et bien là, à présent) Le pied ne permet plus de refermer la porte qui déjà s’entrebâille avant de complètement céder.

Il est d’ailleurs étonnant qu’un programme type « Maison de la Nature » soit utile et même indispensable aujourd’hui. Sa nécessité dit le trouble du rapport Humanité-Nature dans lequel nous nous trouvons. N’importe quel anthropologue Jivaro ou Pygmée le confirmerait !

→ A suivre :

Yves Perret, architecte et poète sera présent au Festival Les Eauditives à Toulon, le 23 Mai 2019 à 18h30, à l’Hôtel Départemental des Arts pour une conférence et lecture « Le labo, la gouttière et la mer » . En découvrir le programme

Y Perret Philosophie

Y Perret Philosophie 2

→ En savoir plus sur la Maison de la Nature (béton de chanvre/Ossature bois/Bois/Béton)

→ Pour tous contacts

Yves Perret architecte, mail : yperret.archi@wanadoo.fr | site internet

Eric Delanoë, conseiller technique Tradical®, tél 06 76 45 09 03, mail : eric.delanoe@lhoist.com

JM Naumovic un engagement pour l'écoconstruction

Mon engagement pour l’écoconstruction

Jean-Marc Naumovic, c’est 30 ans de présence dans l’écoconstruction avec un soutien constant vis-à-vis des matériaux sains. Il a conduit pendant un mandat la présidence de Construire en Chanvre

Interview de Jean-Marc Naumovic, le 08 02 2019 : BCB Tradical®

BCB : Comment en êtes-vous  arrivé à construire avec du biosourcé, à faire de l’écoconstruction ?

JMN : J’ai démarré en 1990 avec l’utilisation du liège, en application extérieure. Cette solution limite les épaisseurs, par contre il faut savoir le travailler, fractionner l’ouvrage du fait des variations dimensionnelles de ce matériau. Mais l’aspect déclencheur a été la mauvaise santé d’un membre de ma famille.

 

BCB : Quelle relation entre la construction et la santé ?

JMN : J’ai fini par comprendre que les matériaux de construction et d’isolation utilisés à cette époque étaient responsables de ces problèmes en générant un environnement sanitaire de mauvaise qualité, avec notamment les COV des peintures, la diffusion de microparticules par les isolants minéraux, le plomb et le mercure contenus dans des blocs à maçonner.

J’ai participé avec un expert du CNRS et Greenpeace à une étude sur la toxicité de certains matériaux du bâtiment, et là, on est en 1994. À noter qu’en Allemagne un rapport existait déjà sur la toxicité avérée de quelques produits.

 

BCB : Cette préoccupation est devenue un engagement !   

JMN : Oui, à partir de là, nous avons communiqué les résultats y compris sur « le petit écran ».On a œuvré pour l’interdiction des éthers de glycol par exemple…

 

BCB : Et comment s’est faite la connexion avec le chanvre et l’isolation chanvre ?

JMN : J’ai participé à l’avènement du chanvre lors du 1er salon de l’environnement auquel participait la Chanvrière de l’Aube, (maintenant La Chanvrière). Au départ j’intégrais dans mes réalisations : le chanvre, le liège, la brique. Puis progressivement avec l’acquisition d’expérience au fil des chantiers, j’ai construit tout béton de chanvre, à partir de 2004.

 

BCB : Quelles sont les qualités du béton de chanvre qui font la différence ?

JMN : C’est un matériau solide, les rongeurs ou autres « petites bêtes » ne peuvent pas s’y développer, et c’est un matériau en totale symbiose avec le bois de l’ossature porteuse par exemple. Sans parler de ses performances thermiques et hygriques. Ce qui m’assure de rester fidèle à ma démarche initiale de « construire la qualité sanitaire ».

Mon leitmotiv serait :

« En intérieur, je respire comme à l’extérieur »

 

Articles complémentaires

Zéro Chauffage, Zéro Climatisation, interview de Jean-Marc Naumovic 1/2

 

Votre contact pour aller plus loin :

Franck Codet, conseiller technique Tradical®, tél 06 40 15 20 76 / franck.codet@lhoist.com

chaux aérienne pour une décoration créative

La chaux aérienne pour une décoration créative

On connait la chaux aérienne pour son emploi en décoration, trompe-l’œil architecturale, fausses matières…Ici Christine Biard-Feltre utilise des techniques traditionnelles pour nous livrer une création contemporaine avec une très forte identité. À vos effets (de matière) !

Interview de Christine Biard-Feltre le 08 02 219 : BCB Tradical®

Contexte : Nous sommes ici dans une maison R+1 des années 30, dans le Haut Doubs. L’intervention a été réalisée dans une pièce du RDC. Déco intimiste.

 

BCB : Quelle est la source d’inspiration ?

Christine Biard-Feltre : Le MOA voulait prendre comme origine de cette création un tableau réalisé par un peintre local. Et en faire une adaptation au volume à transfigurer.

 

BCB : Pouvez-vous nous expliquer le principe de cette décoration chaux aérienne ?

CBF : Il s’agit d’une décoration qui fonctionne par strate, et qui s’appuie sur une base visuelle constituée  par une boiserie de soubassement. Celle-ci est de couleur foncée, la teinte structure également les ouvertures en étant reprise sur les menuiseries des fenêtres.

 

BCB : Et chaque strate est complexe

CBF : Dans le sens ou effectivement chacune d’elle est constituée de multiples tonalités. On joue en plus sur un autre niveau en combinant opacité et transparence. Avec une déclinaison supplémentaire : de la 1ère strate au-dessus de la boiserie de soubassement vers la dernière partie de la décoration très claire, on passe de l’opacité à la transparence.

En bas la couleur est en plein au moyen d’un stuc + ciré, alors que vers le haut, on va vers la légèreté avec du badigeon, de la patine, des glacis…

 

« Dans ce décor, il y a toutes les techniques de la chaux »

 

BCB : Qu’en-est-il du déroulé de mise en œuvre ?

CBF : J’ai procédé mur par mur. Donc j’ai préalablement préparé l’ensemble des teintes dans les quantités adaptées à la surface totale de l’ouvrage. Cela garantit la cohérence pour chaque phase.

Sur la passe d’accroche initiale, il doit y avoir une dizaine de teintes, sans compter les effets de matières, et de densité.

Et dans la 3ème surface, la plus claire, à partir de 1,5 m j’ai là aussi créé un système de strates très estompées, de tonalité brun beige, texturées par des sables. Le tout est recouvert d’une patine plus ou moins transparente pour laisser affleurer une alternance de tonalités voisines.

À la suite, j’ai mis en place une séparation polychrome entre les 3 zones décoratives, pour renforcer l’identité de chacune.

 

BCB : Comment rester simple dans la formulation d’une telle création ?

CBF : Toutes les couleurs sont réalisées avec une base chaux aérienne (Tradical® H98) complétée par des sables, pigments, caséine…Donc je dispose d’un médium unique qui va me permettre de faire un ouvrage cohérent au niveau matériau, cohérent au niveau des temps de séchage (de la veille au lendemain entre chaque phase). De fait, malgré la richesse esthétique et donc la multiplicité des interventions, le décor s’est fait sur 5 jours. Le chantier global incluant les boiseries, sur 10 jours.

chaux aérienne pour enduit, badigeon et patine

chaux aérienne pour enduit, badigeon et patine

BCB : Au final, les murs composent  un tableau !

CBF : Oui, le décor se suffit à lui-même. On est dans le salon, il n’y a rien d’autre à ajouter que le strict minimum, un écran, 2 à 3 objets d’art. La composition globale correspond bien au MOA qui est un facteur d’orgue et clavecin dont le quotidien est l’art et la création.

 

Nota : Christine Biard-Feltre est diplômée de l’Ecole d’Avignon et dispose d’un titre de Peintre en Décor du Patrimoine. La formation se fait sur 9 mois et permet d’acquérir les connaissances techniques et artistiques nécessaires dans la restauration des ouvrages. L’objectif étant de connaitre et maîtriser les matériaux traditionnels. Ce savoir acquis lui permet d’intervenir en restauration ainsi qu’en création, sur tous types de supports et pour tous styles picturaux.

 

Fiche Chantier chaux aérienne

 

Solution produit chaux aérienne

Badigeon de chaux et patine : Tradical® H 98, qui est une chaux aérienne éteinte en poudre de classe CL 90 S selon la norme européenne des chaux de construction NF EN 459

 

Autre article sur la chaux en intérieur

Pourquoi rénover un intérieur à la chaux ? Interview de Manuel Barbaux, le 05 09 2018

Votre contact pour aller plus loin

Jean-Michel Sementery, conseiller technique Tradical®, tél 06 87 44 01 27 | jean-michel.sementery@lhoist.com

chaux aérienne pour une décoration exclusive

chaux aérienne pour une décoration exclusive

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